FRANCE TRAIL

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Les 16 et 17 septembre 2017, A GERARDMER (88) - 

VOSGES (GRAND-EST)

RESULTATS TRAIL COURT   - 30 kms - 1700m D+ (Dimanche 17 sept.)

(Utilisez les onglets)

RESULTATS TRAIL LONG - 60 kms - 3500m D+ (samedi 16 sept. départ 7H)

(Utilisez les onglets)


TRAIL COURT - 30 kms (17/09)

  - 306 rentrants, 51 F et 255 H

  - 1er - MEYSSAT Emmanuel, 2H30'29 SE (37 ans),

  - 1ère F - ROCHE Adeline, 2H50'42 SE (33 ans), 35 è au scratch,


TRAIL LONG - 60 KMS (16/09)

  - 162 rentrants, 32 F (15 SE, 15 M1 et 2 M2) et 130 H (5 ES, 49 SE, 45 M1, 21 M2, 9 M3, 1 M4)

  - 1er - MARTIN Nicolas SE (31 ans) 5H35'34,

  1ère F - VIEUILLE Sarah SE (32 ans) SE, 6H46'13, 27è au scratch -

MARTIN Sandra M1 (45 ans), du club de Montfavet, est championne de France en M1, 47è au scratch et 4è féminine en 7H25'48 ...


Commentaires FRANCE TRAIL COURT (site FFA)

Championnats de France de trail court : au bonheur des montagnards
                                                                                                                         
Championnats de France de trail court : au bonheur des montagnards

Adeline Roche et Emmanuel Meyssat, déjà champions de France de course en montagne en 2017, ont doublé la mise en remportant les championnats de France de trail court ce dimanche à Gerardmer. La jeune garde a quand même profité de l’occasion pour montrer qu’il faudrait compter avec elle à l’avenir.

Lors de la désignation de Gerardmer et sa superbe vallée des lacs comme hôte des championnats de France de trail 2017, certains trailers ont pu croire que les profils de course offriraient un terrain de jeu plus roulant que dans les Alpes ou le Massif Central, où avaient eu lieu les éditions précédentes. Ce dimanche, ce sont pourtant les deux champions de France de course en montagne qui se sont imposés sur le trail court.

Chez les hommes, Emmanuel Meyssat a décroché son premier titre national en trail, quelques semaines après avoir été (enfin) champion de France de montagne, à 37 ans. Le sociétaire de l’AC Tassin a toujours figuré dans le groupe de tête, dès la première montée des pistes de ski de la Mauselaine. Des sept athlètes à s’être échappés en tête de course, le Lyonnais représentait, avec Julien Rancon (EA Grenoble 38) et Raymond Fontaine (COS Petite-Île), la vieille garde, face aux deux jeunes loups Mathieu Jacquet (EA Grenoble 38) et Alexandre Fine (Gap Hautes Alpes Athlé), encore espoirs. Plein d’audace, ce dernier a même poussé le jeu jusqu’à défier Rancon et Meyssat jusqu’au vingtième kilomètre.

C’est alors que Meyssat a placé l’accélération qu’il gardait sous le pied depuis plusieurs bornes. Aux abords du lac de Longemer, après le dernier ravitaillement, il a progressivement creusé l’écart pour s’envoler vers la victoire. Bien plus frais que ses camarades de sentiers, il a finalement passé la ligne avec plus de trois minutes d’avance sur Benoît Galand (Tarn Sud Athlétisme), auteur d’un retour canon dans les derniers kilomètres. « « J’avais tout réussi dans ma saison jusqu’à maintenant, j’aurais été déçu de passer à travers aujourd’hui. C’est l’aboutissement d’une super saison, elle ne pouvait pas mieux se terminer. J’étais bien depuis le début, et quand Julien a pris les devants entre le 10e et le 20e kilomètre, on a senti que ça a bien accéléré. Il fallait bien attaquer à un moment donné, et j’ai vu que je creusais rapidement dans l’avant-dernière difficulté du jour. J’ai pu gérer comme je voulais, mais j’ai quand même été impressionné par la génération montante aujourd’hui. Ils vont finir par nous pousser vers la sortie », savourait le nouveau champion de France avec le sourire après la ligne d’arrivée.

Symbole de cette jeunesse qui pointe le bout de son nez, Benoît Galand, restait ébahi par sa performance du jour. « C’était un effort assez long, et j’ai eu un moment de faiblesse vers la mi-course. J’ai préféré rester en retrait pour tenter de revenir plus tard, et ça s’est super bien passé. J’ai tout donné, mais je n’aurais pas pensé finir deuxième. Battre Julien (Rancon), c’est vraiment énorme pour moi ! » Le Grenoblois, beau joueur, ne pouvait que féliciter ses deux acolytes de podium. « Un podium, c’est toujours un beau moment. D’autant plus que je n’avais pas prévenu de venir, parce que j’ai fait le marathon de la Jungfrau la semaine dernière. J’étais très déçu de ma performance, et je voulais me relancer aujourd’hui. Il m’en a manqué un poil pour jouer la gagne. Surtout, je suis très content de voir qu’il y a aujourd’hui une relève avec de très bons jeunes qui commencent à éclore, comme Benoît. »

Alexandre Fine a finalement explosé dans les dix derniers kilomètres, mais a pu conserver sa place de premier espoir, en sus de sa septième au scratch, derrière Fabien Demure  (ASPTT Clermont), Mickael Baradel (Colmar Marathon) et Sébastien Hours (Entente Sud Lyonnais), revenus de derrière après un départ prudent. Quatorzième, Mathieu Jacquet a également payé sa fougue initial, et se classe deuxième espoir, devant Gauthier Senee (AC Tassin), classé au 21e rang. La couronne des Masters est revenue à Ludovic Laurent (AC Haute Meurthe, 10e) devant Romuald Depaepe (Entente Oise Athlé) et René-Paul Vitry (COS Petite-Île).

Roche fait parler la poudre
Dans la course féminine,  Adeline Roche (CA du Roannais) a rapidement pris les commandes de la course. La championne du monde en titre, a pour habitude de n’écouter que ses sensations, sans se fier au parcours de ses adversaires. Celia Chiron (Coureurs du monde en Isère) a bien tenté de la mettre sous pression, en se maintenant à une poignée de secondes pendant plus de la moitié du parcours. Compagne d’Adrien Michaud, troisième du trail long samedi, elle a connu une trajectoire similaire en semblant capable de jouer la victoire jusqu’au dernier ravitaillement, avant de connaître une fin de parcours délicate.

« Je suis vraiment ravie de remporter cette course et ce titre. Je n’avais pas encore été championne de France de trail. J’avais choisi de faire le court plutôt que le long parce que je serai aux Templiers dans trois semaines. Je voulais me préserver, parce que j’ai enchaîné les Mondiaux de trail, puis les Europe et les Monde de course en montagne. J’ai hâte de me tester sur des formats plus longs avant d’aborder les championnats du monde en Espagne en 2018 », expliquait la Ligérienne, déjà tournée vers l’avenir.

A l’affut, et jamais très loin des deux premières, Anais Sabrie (Athlé Calade Val-de-Saône) a profité de la défaillance de Celia Chiron pour s’emparer de la médaille d’argent, à un peu plus de 4’30’’ de Roche. « Je suis très, très contente, d’autant que ces championnats n’étaient pas vraiment prévus à mon programme jusqu’à il y a deux semaines. C’est encore plus de plaisir pour moi aujourd’hui. J’ai laissé un peu partir au début de course, parce que j’ai l’habitude de bien redynamiser en fin de parcours. En plus, Célia est très forte en descente, et même si je me suis améliorée, je n’ai pas encore son niveau. Je suis toujours restée à son contact, mais j’ai été étonnée de revenir aussi rapidement », racontait l’étudiante en Allemagne.

Si elle a connu la détresse dans les derniers kilomètres, Célia Chiron a tout de même trouvé les ressources nécessaires dans les derniers hectomètres pour conserver une grosse trentaine de secondes de marge sur Céline Lafaye (EA Grenoble 38), la championne en titre. « En partant ce matin, je me suis dit qu’il fallait jouer pour se faire plaisir. Donc j’ai joué, et je me suis accrochée à Adeline. Dans les derniers kilomètres, j’étais bien cuite, mais j’ai serré les dents et les fesses très fort. Les gens au bord du parcours m’informait du retour de Céline, et moi, je pensais à Adrien (NDLR : Michaud, son compagnon, en bronze sur le trail long), je voulais à tout prix monter sur le podium, moi aussi. »

Derrière Lafaye, prompte à reconnaître que le plateau était bien plus relevé en 2017 que l’an passé, et satisfaite de sa quatrième place, Céline Jeannier (UO Albertville Tarentaise) s’est classée cinquième. Le cinquième rang est revenu à la jeune Clémentine Geoffray (Ambérieu marathon). Treizième au scratch, Stéphanie Duc (AS Veo 2000) est la nouvelle championne de France masters, alors que Gaëlle Decorse (ASPTT Clermont) est montée sur la plus haute marche du podium chez les espoirs.

Etienne Nappey pour athle.fr




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Commentaires FRANCE TRAIL LONG (site FFA)


Championnats de France de trail long : Martin enfin sacré !
                                                                                                                                                   
Championnats de France de trail long : Martin enfin sacré !

Après deux deuxièmes places les années passées, Nicolas Martin a enfin remporté les championnats de France de trail sur la course longue ce samedi à Gerardmer. La locale de l’étape Sarah Vieuille a également décroché son premier titre chez les féminines, après avoir dominé les débats de bout en bout.

Les courses longues des championnats de France de trail ont souvent réservé des surprises et des rebondissements aux suiveurs du circuit. Ce samedi, le cru 2017 a fait dans la limpidité, mais sans pour autant faire une croix sur le suspens. Dans la course masculine, la grande explication a eu lieu dans l’ascension du Hohneck, comme prévu. Placé à la mi-course, le point culminant du parcours a fait la différence dans le groupe de sept coureurs arrivés groupés à Mittlach, à la frontière avec l’Alsace. Sébastien Spehler (Pays de Colmar Athlé), qui avait mené la descente jusqu’alors, a été un des derniers à s’accrocher aux basques de Nicolas Martin lorsque le Grenoblois a placé une première mine.

Tony Moulai (Club Peléen) et Adrien Michaud (Coureurs du monde en Isère) ont bien essayé, eux aussi, de limiter les écarts, mais ils ont fini par plier. Ce dernier, pour sa première sur une distance aussi longue, a longtemps menacé son voisin puisqu’il est revenu à moins de dix secondes de Martin au passage sur les rives du lac de Lisbach. Mais le vice-champion du monde 2016 en avait encore sous le pied, et a définitivement pris le large dans les derniers des 60 kilomètres du parcours dessiné au cœur de la vallée des lacs.

« J’étais dans une excellente journée, même si ma confiance n’était pas au maximum, rembobinait le champion de France 2017. J’ai choisi d’accélérer dès qu’on a attaqué le Hohneck, comme je l’avais prévu. Je savais qu’aujourd’hui en France, dans les montées, je ne suis pas loin d’être le meilleur. Après, ça a quand même été long, parce que 30 km tout seul, ce n’est pas évident. Je finis un peu occis, mais c’est une grosse, grosse satisfaction. Ça faisait un moment que j’attendais une grande gagne. J’avais les jambes l’an passé pour le faire, mais il y a eu un problème avec la signalisation. Je suis content que ça passe enfin !  »

Moins de cinq minutes après lui, Sébastien Spehler a pris la deuxième place, après avoir repris Michaud dans la dernière portion de sentiers géromois. Une belle réussite pour le champion de France 2013, qui restait sur deux saisons délicates. « Je suis très heureux de ma deuxième place. J’ai essayé de m’accrocher autant que j’ai pu quand Nicolas Martin a accéléré mais il était vraiment fort aujourd’hui. On m’annonçait des écarts le long de la route pour m’encourager à revenir, mais ce n’est jamais vraiment une science exacte. Ma copine me poussait, en me criant que Nico était mort, mais je n’étais pas mieux que lui ! », racontait avec beaucoup d’humour l’Alsacien à l’arrivée, non loin de sa région natale.

Troisième, Adrien Michaud (Coureurs du monde en Isère) est allé au bout de ses ressources. « Je suis bien content de ma place de troisième. Je savais que je serais avec les premiers au début, mais je ne pensais pas tenir aussi longtemps, et surtout pas faire un podium. Quand on est devant pendant les trois quarts de la course, on finit par penser qu’on peut gagner. Mais au moment où j’ai commencé à être dans le dur, je n’ai plus pensé qu’à conserver une place sur le podium. »

Parti prudemment en raison de sensations moyennes, Romain Maillard (Clermont AA) a repris du poil de la bête dans la deuxième moitié du parcours, pour prendre la quatrième place, à moins de six minutes de Michaud. Déçu de ne pas avoir accroché la boîte, Tony Moulai (Club Peléen) se consolera avec un titre de champion de France masters, en sus d’une cinquième place au scratch. Maxime Cazajous  (Les Givrés de la plaine de Nay) a pris la sixième place, devant Clément Molliet (Méribel Sport Montagne), Fabien Antolinos (Décine Meyzieu Athlétisme), Julien Sapy (CO Haute Moselotte) et Mathieu Martinez (Athlé Vosges EC). Quatorzième, Thomas Cardin (Taillefer Trail) a décroché la timbale chez les espoirs devant Aubin Ferrari (EA Grenoble) et Corentin Salle (Méribel SM).

La grande émotion de Sarah Vieuille
La course féminine s’est décantée tout aussi rapidement que celle des hommes. En tête depuis la montée des pistes de ski de la station de Gerardmer, Sarah Vieuille (Tr'Ailleurs) a vu Lucie Jamsin (Athlé Saint-Julien 74) lui filer le train, à une poignée de secondes, pendant le premier tiers de l’épreuve. « Dans la descente vers Mittlach, je l’ai laissé prendre un peu de champ, parce que je ne voulais pas me griller, et qu’elle est meilleure que moi dans les parties techniques. Au final, elle a pris trois minutes au passage du sommet du Hohneck, et je ne l’ai jamais revu. Si c’était à refaire, je ne pense pas que je pourrais faire mieux. Chapeau à elle », expliquait très sportivement Lucie Jamsin, deuxième à l’arrivée.

La Vosgienne, elle, avait bien du mal à réaliser l’exploit qu’elle venait de réaliser une fois la ligne d’arrivée franchie, avec près de huit minutes d’avance. « Je savais que j’étais en forme, mais je ne pensais pas que je pouvais gagner. Je cours toujours en fonction de mes sensations, et aujourd’hui je me sentais bien. Je suis donc partie assez vite. Jusqu’au bout, j’ai cru que Lucie allait revenir, parce qu’elle cavale ! Je suis vraiment super heureuse, d’autant plus que je voulais représenter au mieux notre belle région », soufflait-elle, après avoir reçu une accolade appuyée de Nathalie Mauclair, double championne du monde de la spécialité.

En 2015, la championne de France 2017 avait d’ailleurs connu les joies d’une sélection en équipe de France lors des Mondiaux à Annecy, que Mauclair avait remporté. En 2018, les deux dames pourraient bien se retrouver sous le maillot bleu, puisque les deux champions de France du jour ont rempli le contrat pour figurer au départ de l’épreuve en Espagne.
La connaissance du terrain a joué à plein ce samedi, puisque la troisième place féminine est revenue à une autre Lorraine. Claire Mougel (CO Haute Moselotte) a réalisé toute sa course en solitaire, naviguant à bonne distance des deux leaders, et assez largement devant la tenante du titre Sandra Martin. « « Les filles ont toujours été devant moi, elles étaient clairement meilleures que moi. Moi, j’aime bien les montées car je peux pousser sur mes bâtons. Aujourd’hui, la descente technique vers Mittlach m’a bien convenu, mais le reste du temps, c’était assez roulant. Quand il faut beaucoup courir, cela ne m’avantage pas… Au final, je suis complètement morte ! », racontait-elle à la sortie de son effort. Sandra Martin (CS Avignon Montfavet) a certes perdu sa couronne au scratch, mais sa quatrième place du jour lui offre néanmoins une nouvelle couronne chez les Masters. Cinquième, Christelle Lazard (Dordogne Athlétisme) a pris le meilleur sur Sylvaine Cussot (CA Balma), Claire Nedelec (AC L’Entre-Deux) et Carole Millet (Pays de Colmar Athlé).

Etienne Nappey pour athle.fr





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